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Il suffit
de peu de choses pour changer un monde.
Alésia, Poitiers, Waterloo :
trois noms associés à des confrontations guerrières dont l’issue a orienté
la marche du monde, de manière sans doute décisive. D’où cette tentation de
se demander ce qui se serait passé « si » : si Vercingétorix avait battu
César à Alésia, en 52 av JC ; si Charles Martel n’avait pas stoppé les
envahisseurs à Poitiers, en 732 ; si Napoléon était sorti vainqueur de
Waterloo, en 1815.
A croire que l’humanité évolue
dans un jeu de rôle en grandeur nature, en temps réel ! A croire, en effet…
Eh bien, jouons !
... Tout d'abord quelques repères chronologiques...
Résumé
(pour la chronologie détaillée cliquez ci-dessus)
1870 :
L’armée prussienne écrase
l’armée française, à Sedan. Napoléon III capitule. A Paris, on proclame la
Commune. Jusque-là, rien d’inquiétant : ce monde est le nôtre. Et puis, le
grain de sable : la Commune de Paris n’est pas écrasée par la répression,
une « autre » Seconde République s’installe et mobilise toutes les énergies
pour qu’émerge un « grandiose avenir » qui ressemble fort aux visions des
anticipateurs, écrivains et graphistes, architectes et urbanistes,
philosophes et penseurs, rêveurs en tout genre.
Nous voici projetés dans une
autre réalité : un monde qui aurait pu et où le futur, en somme, serait
arrivé plus tôt.
1900 :
C’est donc un Paris à la
pointe de la modernité, vitrine des nouvelles technologies et expression
idéale du progrès dans tous les domaines, qui accueille la grande Exposition
Universelle annonciatrice d’un nouveau millénaire.
Mais voilà, la roue tourne. Le
peuple est fatigué de cette marche forcée vers le futur. Le mécontentement
se fait général. En
1902
: Les Bonapartistes, armés et soutenus par la Grande-Britannie, débarquent à Bordeaux. De là, la révolte gagne toute la
province. L’Empire est bientôt restauré. A Paris, Républicains et
intellectuels de tout crin s’organisent en une Seconde Commune. On dresse
des barricades. On se bat pour sauver la République. Mais les Légalistes
sont bientôt écrasés et Napoléon IV prend les commandes du pays.
Nous sommes en 1913.
Onze années
ont passé depuis la Restauration Impériale. De nombreux Communards sont
rentrés d’exil, comme le Professeur Blumlein et son beau-frère, l’éditeur
Hugo Gernsback. La vie a repris mais l’horizon est lourd de menaces. L’Empire
français, la Grande Britannie et le Grand Reich Prussien se partagent un
monde devenu trop petit en regard de leurs ambitions respectives. Il paraît
évident qu’une guerre se prépare. Des sociétés initiatiques secrètes issues
de la Franc-Maçonnerie, les « Obédiences », sont particulièrement
conscientes de la montée du péril. Jouant de leur influence, elles
s’efforcent d’empêcher le monde de basculer dans l’horreur d’une guerre
mondiale.
Dans ce contexte, le Professeur Blumlein, membre de l’Obédience Orientale, prépare une expédition
scientifique en Afrique équatoriale où des événements mystérieux se sont
produits. On parle d’hommes volants et d’un immense vaisseau aérien, on
évoque la secte des Anyotos, on prétend même que des dinosaures hantent les
marais du Kongo où s’élèverait une incroyable « Cité entre les Mondes »
d’origine extraterrestre !
Les Obédiences n’ont pu empêcher
la guerre.
Pendant trois années, l’Europe a été le terrain de confrontations
sanglantes entre les Empires rivaux.
A l’issue du conflit, il est difficile
de dire s’il y a un réel vainqueur : en fait, sur le front de l’ouest comme
sur celui de l’est, dans les Balkans comme en Méditerranée et en Asie
Mineure, la guerre s’est arrêtée faute de combattants. Signée le dix-sept
mars 1916 à Berlin, la Paix Globale entérine le tracé de nouvelles
frontières sur les anciennes lignes de front. Mais personne n’accepte
vraiment le nouvel ordre mondial et la situation reste bien explosive.
Chroniques de l’Empire II : L’Archipel
du Rêve
1917 : une dépêche d’agence
signale la disparition pure et simple des Iles Chagos, dans l’Océan Indien…
suivie de la découverte fortuite par Joseph Plumet, aux antipodes, d’une île
inconnue et désertique qui se révélera bientôt être une « porte d’accès » à
un vaste groupe d’îles dont la présence matérielle est discontinue.
Informées de ce mystère,
l’Obédience Orientale et l’Ordre Pharaonique organisent une expédition
conjointe vers ce qui a été baptisé « Archipel du Rêve », afin de tenter de
résoudre l’énigme de son apparition, de comprendre les mécanismes de son
instabilité physique et de prendre contact, le cas échéant, avec ses
éventuels habitants.
Placée sous la direction du
Professeur Blumlein, cette expédition est uniquement constituée de
scientifiques et d’artistes, tous membres des Obédiences et partageant les
mêmes valeurs humanistes et progressistes.
A l’issue des secondes
Chroniques Impériales, l’Archipel du Rêve a été identifié comme étant un
« fragment » provenant d’un univers parallèle, échangé avec les Iles Chagos,
suite à une expérience scientifique malheureuse conduite sur ces dernières.
L’accès à l’Archipel du Rêve, dont la présence physique reste instable et
imprévisible, a été officiellement placé sous le contrôle exclusif de la Métropolis, une organisation transnationale dépendant des Obédiences. Cette
mesure vise à préserver son écosystème et interdire toute ingérence, de la
part des Empires, dans son développement. Concrètement, l’unique point
d’accès à l’Archipel est l’île de Malakaasar, située à l’écart – à l’origine
inhabitée, Malakaasar est devenue une base scientifique, administrée par la
Métropolis.
De l’univers romanesque à
l’atelier d’écriture
L’Atelier d’écriture « Archipel
du Rêve » est un jeu de rôle littéraire.
Les écrivants interprètent un
groupe d’étudiants de la fameuse Académie Polytechnique Impériale.
Accompagnés par le Professeur Samuel Blumlein, ils sont envoyés à Malakaasar.
Là, on leur attribue une des îles de l’Archipel du Rêve non explorées à ce
jour. Leur mission est simple : produire un rapport sur cette île, en
mettant en pratique ce qu’ils ont appris au cours de leur formation à
l’Académie.
Des groupes sont constitués par
affinités et spécialités : il y aura des cartographes, des zoologistes, des
botanistes, des mythologues, des historiens de l’art, etc. Charge à nos
étudiants, au fil des séances de l’atelier d’écriture, « d’inventer » l’île
qui leur a été confiée et de construire, peu à peu, une véritable
« encyclopédie » de ce monde imaginaire.
Pour ce faire, tous les objets
littéraires sont possibles : fiche de dictionnaire, rapport d’exploration,
lettre, carnet de voyage, article de presse, pièce de théâtre, conte, œuvre
apocryphe, poème, haïku, article scientifique, etc.
La particularité de cet atelier
d’écriture est qu’il est véritablement « tout public » – enfants et adultes
– et qu’il répond aux attentes et exigences les plus diverses – expérience
d’écriture ludique ou véritablement investissement littéraire.
Cet atelier d’écriture offre aux
écrivants un univers littéraire préexistant, dont ils peuvent s’inspirer
librement – tout en contribuant, de manière très concrète, à son
enrichissement. Un site Internet (en construction) rend compte de cette
aventure littéraire unique.
-.oOo.-
Programme d’exploration : 1er
semestre 2003
. Exploration d’une île par des
lycéens de 1ère L, du Lycée Bertran-de-Born, à Périgueux :
atelier d’écriture en six rencontres, en janvier/février 2003 + création
d’un site Internet par la Bibliothèque Municipale.
. Exploration de deux îles par
des groupes d’étudiants doctorants, à l’EDIIS (Ecole Doctorale Informatique
et Information pour la Société), de l’Université de Lyon, sous la forme de
deux séries d’articles scientifiques, dans le cadre d’un cours/atelier sur
la « communication scientifique » : deux ateliers de 15 heures chacun, en
février 2003.
. Exploration d’une île par un
groupe de scolaires, à la Bibliothèque de Chantonnay : journée de formation
et atelier d’écriture en cinq rencontres, en mars/mai 2003.
. Exploration d’une île par un
groupe d’écrivants adultes, à la Bibliothèque de Chantonnay : atelier
d’écriture en cinq rencontres, en mars/mai 2003.
. Exploration d’une île par des
groupes d’étudiants doctorants, à l’Ecole d’Ingénieurs des Mines de
Saint-Etienne, dans le cadre de l’Ecole Doctorale de l’Université Jean
Monnet, de Saint-Etienne, sous la forme d’une série d’articles
scientifiques, dans le cadre d’un cours/atelier sur la « communication
scientifique » : un atelier de 18 heures, en juin 2003.
-.oOo.-
Pour tout contact :
Francis Valéry, Résidence
Roosevelt, app. 45
74, boulevard Roosevelt, 33000
Bordeaux
tél/fax/répondeur : 05 56 31 80
98 / portable : 06 19 26 64 77
francisvalery@voila.fr
-.oOo.-
Et
maintenant embarquez pour l''Archipel des Rêves !
(On
attend une lettre)...
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