Frontières
Si c'était un livre
 

       

Si c'était un livre

 

     
           
     


 

Un couloir long et pas très large, très mal éclairé, très sombre. Sur le côté droit une fine lueur blanche, je m’approche, ça me donne l’impression d’être une porte, j’ai cherché la poignée, c’était une porte, je l’ouvre tout doucement.

Et derrière il y a un enfant de 14 ans et un d’environ 8 ans qui jouent ensemble, pas loin des deux parents qui les surveillent en jardinant.

J’ai refermé la porte, en face il y en avait une autre, je l’ouvre lentement.

Et derrière il y a un manège qui tourne, et une petite fille qui fait bonjour de la main.

J’ai refermé. Et  j’en ouvre une troisième, je me vois dans une maison au bord de la mer dans les bras d’un homme en pleurs, j’essaye de le consoler et de le rassurer à ma façon.

J’ouvre la dernière porte qui se trouve face à moi, celle-là paraît plus grande que les autres, et là je vois toute ma famille réunie, et avec eux mon copain, mais une seule personne manque dans cette tablée joyeuse.
Cette personne c’est moi, car je suis derrière la porte.

 

 


Une première porte s’ouvre sur un paysage magnifique avec du sable blanc, des cocotiers, un soleil superbe, je referme, mais je ne quitte pas cette porte des yeux de peur de la perdre.

J’ouvre la seconde porte sur un homme qui s’amuse avec son enfant, cela me redonne le sourire, mais en regardant bien je m’aperçois que c’est mon père et moi quand j’étais fillette.

J’ouvre la troisième porte et devant moi se déroule une scène, le divorce de mes parents. De tristesse je referme très violemment cette porte.

Je resterais des heures sur le seuil de la deuxième à contempler ou revivre cette scène de mon enfance en compagnie de mon père.

J’ai tellement peur d’être à nouveau déçue de mes souvenirs que je marche sans ouvrir une seule porte.

Pourtant sur le côté droit une porte m’intrigue. Elle n’a rien de plus ou de moins que les autres, mais j’ai une envie irrésistible de l’ouvrir.

Je décide de ne pas le faire, je continue à marcher le long du couloir. Je m’imagine que derrière cette porte se déroule mon avenir.
 

 

 


Une pièce close entourée de portes fermées. J’entends les murmures assourdis qui m’entourent : désir et curiosité d’ouvrir.

La première porte à droite de la pièce : deux personnes étrangères à mes souvenirs se disputent.

J’ouvre une deuxième porte. Il y a un superbe paysage où je voyais des montagnes avec des crocus plein les champs, je ressentais une sorte de vague qui me faisait voyager. J’arrivais même à sentir la fraîcheur des montagnes.

Puis épanouie, j’ouvre une troisième porte. Il n’y avait que du sable à perte de vue et un soleil pesant. Il faisait une chaleur horrible. Je vis des animaux morts dans une rivière sans eau. Ce paysage desséché m’avait fait beaucoup de peine.

J’ouvre une quatrième porte avec les larmes aux yeux, et là je vois un souvenir, je me trouve assise dans une prairie avec mon arrière-grand-mère qui travaille la terre. Je m’amusais à attraper des papillons sur les fleurs des champs.

J’ouvre une autre porte, et là c’est le cauchemar, je vois que la fin arrive, mes souvenirs sont engloutis par la mort qui prend le dessus dans mon cœur et qui emporte avec elle ma chère arrière grand-mère.

La visite est terminée. J’aurais pu revoir certains souvenirs, les meilleurs, mais aussi mes plus grandes peines, et puis des paysages de vie et de tristesse, et ce que pour moi signifie l’amour.
 

 


 


Je suis dans une pièce minuscule et pourtant interminable, tous les murs sont noirs et le sol est inexistant. Les portes sont blanches et de la lumière s’échappe comme pour m’inciter à les ouvrir. Il y en a des centaines et je ne sais laquelle ouvrir. Sur chacune d’elle, pourtant,  une marque : les poignées sont de formes différentes, des cœurs, des étoiles, ou encore toutes sortes d’animaux dont j’ignore les noms. Une forme que je ne connais pas m’intéresse, et je suis curieuse de voir ce qu’elle cache. J’ouvre avec délicatesse et je suis émerveillée lorsque je vois des arbres immenses tout droit venus d’Amazonie. J’ai du mal à en sortir, mais je veux voir les autres scènes que me proposent les portes. J’en ouvre une autre, et là à ma grande surprise, il n’y a rien. Puis une troisième qui enfermait un petit coffre, je ne peux résister à l’envie de l’ouvrir, mais il est fermé à clé.

Je continuais et des tas de personnes superbement vêtues étaient autour d’une table, ils avaient entre leurs mains des couteaux et des fourchettes, mais il n’y avait rien sur la table. Ils étaient immobiles.

J’ouvris une quatrième porte et suspendue à un fil une petite clé pendait. Je la pris et repartis aussitôt là où était le petit coffre. La serrure correspondait à la clé. Je retins mon souffle et l’ouvris. Et là, une fois de plus, il n’y avait rien à l’intérieur.
Je vais dans une autre pièce, mais dès que la porte s’ouvre un grand courant d’air me repousse et me  renvoie carrément au début du couloir.
 

 

 


Fait par moi, Emilie, le plus beau texte….

 

Je suis dans une immense pièce, le carrelage est blanc et noir, à la place des murs sont des miroirs délimités par une fine ligne noire où sont posées des poignées de porte avec un numéro sur chacune d’elle.

Toutes ces portes m’attirent, alors j’ouvre celle où le numéro 1 est inscrit et soudain une immense vague arrive sur moi, je referme vite la porte.

J’ouvre la seconde porte, là il n’y a rien, c’est une pièce carrée, calme, c’est le vide, cela me permet de retrouver mon calme.

Ensuite je m’arrête devant la troisième porte, une drôle de sensation m’envahit, je ne saurais dire si c’est de la peur, de la joie, pourtant je fais un pas en avant, j’ouvre, mon cœur s’accélère quand j’aperçois une silhouette fine, malade, elle me rappelle vaguement une personne qui était proche de moi quand j’étais petite, mais c’est le brouillard total, et cette silhouette s’éloigne de plus en plus. Alors je referme, avec des larmes plein les yeux.

Je fais le tour de la pièce pour trouver la porte 4, mais en vain. Soudain j’aperçois une toute petite porte sur le sol, le 4 est inscrit, j’ouvre, et là j’aperçois une échelle qui descend, qui descend… Je n’ai jamais vu une échelle aussi grande, je veux descendre, mais il fait si noir que je m’abstiens.

Je vais donc finalement ouvrir la cinquième porte, qui est l’avant-dernière.

A l’intérieur c’est l’été, il y a du soleil, un beau ciel bleu avec des oiseaux qui volent. Il y a aussi un champ de fleurs. Je m’assois cinq minutes, et je ris tellement cette image est belle.

Puis je me décide à ouvrir la dernière porte. Je n’ai pas de crainte. Avant de poser la main sur la poignée, la porte s’ouvre toute seule, une sorte de magicien en sort, et il me demande de faire un seul vœu, et la porte se referme. Je ne comprends pas. Mais je me dis que je dois essayer. Je réfléchis au vœu que je dois faire en cherchant la sortie.
Je tourne dans la pièce, mais il n’y a plus de portes, je commence à paniquer. Puis je me souviens que je peux faire un vœu, et je décide de m’en servir pour sortir. Ça marche ! Je me retrouve chez moi, dans mon lit, les yeux fermés.

 

              
Une énergie me conduisit vers un long couloir très sombre. A mes côtés, une porte s’ouvrit, laissant paraître des couleurs magnifiques. En m’approchant un peu plus, la pièce était nue, mais de chaque côté un arc plein de couleurs était là, et ces couleurs plus claires les unes que les autres m’éblouissaient. Alors je sortis, poursuivant ma marche. Tout à coup, j’entendis un bruit derrière une porte, je mis la main sur la poignée pour ouvrir mais je n’y arrivais pas, le bruit était toujours là. A force de m’acharner la porte s’ouvrit et un homme se tenait devant moi. Il était vieux, avec une longue barbe blanche et la tête dégarnie. Alors moi, je pris peur et je partis vers le fond du couloir, finissant ma course devant une porte rouge comme le feu. Je sentais une chaleur qui me caressait la peau. C’était si agréable que je voulais pénétrer dans cette pièce. En entrant j’aperçus le feu dans la cheminée. Les flammes avaient la forme d’animaux sauvages. Cela m’attirait de plus en plus. Je m’approchais à petits pas, et tout à coup la flamme du loup ouvrit sa gueule et je disparus dans cette flamme chaude qui me brûlait de partout.
 

 


 

     
             
             
     

Lieux où l'on a dormi

   

 

             
 

 

 
   

Ecrire avec Sei Shonagon

     
             
       

Dans Périgueux illuminé (dire/écrire la ville)

 

     
             
     


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