Frontières
Lieux où l'on a dormi
 

   

 

   
   

Delphine L

J’ai dormi  une fois chez ma marraine je dormais dans le salon
sur un matelas.
                        C’était   agréable il y avait une odeur chaleureuse.
Je m’y sentais en sécurité

J’ai dormi  sur un hamac je m’y sentais bien
car il y avait un léger vent,
un soleil radieux

J’ai dormi  sur un relax en plastique
ce qui n’est pas très confortable
j’avais pris une couverture et elle sentait
la fraîcheur de la lessive

J’ai dormi en camping il y avait une odeur de nylon chaud,
faire du camping
ce n’est pas très agréable
car on n’a pas d’oreiller
et on a des courbatures partout

 

Annabelle : Et personne autour 

Je me souviens l’année de mes six ans

d’un lit géant pour moi

avec des barreaux oranges

Et personne autour

 Je suis allée dormir dans une chambre d’hôtel
pendant mon voyage aux Baléares.
Ce qui m’a marqué dans cette chambre
c’était le paysage que l’on pouvait apercevoir du lit.
Et tout ce qu’il y avait autour je ne m’en souviens plus.


Angélique 

L’odeur de la javel sur la vaisselle disposée sur la table
me montait à la tête

Le sol me faisait mal au dos et ce n’est pas le léger matelas de mousse
qui me soulageait

Cette nuit là, la seule chose que l’on entendait c’était les enfants ronfler

Et on ne voyait que la petite lumière de la chaîne hi-fi qui clignotait.

Je me souviens de ce vendredi 6 septembre ou il faisait si froid

 Nous étions chez lui

Je revois encore la table en bois autour de laquelle étaient disposés
des fauteuils en velours bleu

et le placard où je voulais me cacher chaque fois
que j’entendais quelqu’un passer

et cette petite télé au-dessus qui faisait de drôles de sons
au dessus de son lit

la pluie tapait sur la petite caravane comme si elle voulait y entrer

Cette nuit je ne l’oublierai jamais


Quelqu’un était là : Elodie P.

 Je me souviens d’une chambre

Où j’ai ressenti du bien-être et de la sécurité.

Il y avait une odeur qui me faisait comprendre
que quelqu’un était là

Là pour moi

Et pour me consoler dans des moments difficiles

Et me faire rire dans certain souvenir. 

Je me souviens d’une chambre

0ù je ressentais du bonheur, de la joie de vivre.

Il y avait une décoration qui me montrait le monde où l’on vit

C’est à dire l’esprit du monde qui nous entoure

Puis il y avait des bruits qui me faisaient comprendre

La vie qu’il y avait la nuit.

 Je me souviens d’une chambre

Elle me semblait sombre

Elle était toujours fermée, il y avait un petit lit en barreaux foncés.

Il y avait sur ce lit des peluches claires

A chaque fois que mon sommeil sombrait dans ce lit

Ces peluches me faisaient comprendre
qu’elles étaient là pour me protéger.

 

Johanna

Vers mes six ans

Me suis endormie

Dans le frigidaire

Car je voulais manger du beurre

Qui était froid et qui me faisait mal aux dents

 

Virginie V.

J’ai dormi dans une voiture une nuit car j’étais fatiguée
je ne pouvais pas rentrer
car le conducteur était resté dans la boite de nuit.

J’ai le souvenir que ce n’était pas confortable et qu’il faisait froid.

Au moment où je me suis réveillée
il y avait beaucoup de buée après la vitre

 

Jessica : Sans me soucier d’où j’étais

 J’ai souvenir d’une chambre

Où j’avais atterri là

Je m’étais sûrement assoupie sans m’en rendre compte

Le matin le jour me réveilla

A travers les volets.

J’étais bien recouverte d’une couette de toutes les couleurs

Et qui sentait la vanille.

L’odeur du chocolat chaud me chatouille les narines

Mais j’ai résisté à la tentation d’aller déjeuner

Pour me rendormir

Sans me soucier d’où j’étais.
 

Virginie R.

Une fois, j’ai dormi dans un endroit vraiment pas commun
qui était les bois. J’étais couchée sur une couverte piquante
comme un cactus et recouverte par une autre couverture douce
comme du duvet. Le plus exceptionnel était les bruits bizarres
comme les feuilles qui bougent avec le vent,
les pas des petits lapins, mulots et autres animaux,
mais aussi les branches qui craquent de son corps.

  

Loïc

 Dans un hôtel à Paris :
je me souviens encore de cette excitation particulière
qui régnait dans cette chambre. 
J’y étais avec deux copains.
Je me rappelle exactement de la disposition de la chambre
avec deux lits côte à côte et un autre qui était à l’écart.
La télévision nous surplombait tous les trois,
avec la salle de bain jouxtant les deux lits.

Cette fois-ci j’étais chez ma tante.
Je me souviens de cette joie qui me transportait dans les escaliers.
Je me rappelle de la disposition du lit
complètement à l’opposé de la porte d’entrée,
énormément de CD au-dessus de ma tête.
Je crois que ce soir là a été un des plus beaux.

 

Cathy

 Le premier voyage, première nuit choisir son  lit ;
et se retrouver pour s’endormir

  

Audrey

 Je me suis réveillée au beau milieu de la nuit, je me suis levée,

J’étais au milieu d’un noir profond

Je ne savais vraiment pas du tout où j’étais

J’ai été prise d’une très grande panique

Et j’ai fait tout le tour de la pièce

En tâtant les murs pour trouver l’interrupteur de la lumière

Que j’ai bien mis cinq minutes à trouver

  

Charlène

Elle est superbe, enfin pour moi.

Quand on rêvait, un de nous s’amusait à faire tournoyer sa cigarette
très vite afin de créer toutes sortes de dessins

 

Claire

 Il fait chaud, il fait jour, le coq chante.
Ma main touche le mur, c’est étrange c’est à la fois désagréable
et agréable, il est froid.

Une odeur de café me chatouille le nez !

Je me tourne, une lumière rouge m’agresse !

Je me tourne de l’autre côté et commence à me rendormir, une douce voix me dit de me lever.

J’ouvre les yeux, MC Solar me regarde, non, c’est juste un poster.

La faible lumière de ce matin éclaire ma chambre, je cherche mon poste.

Il n’est pas à côté de ma table de chevet, ni sur mon bureau, pas au pied de mon lit et pas devant mon armoire. J’ouvre ma porte, il est devant, je l’allume et vais dans la cuisine pour déjeuner.

 

 Emmanuelle G.

 Sol dur

Sous tente

Sombre dans les bois

 Odeur de vieux dans cette chambre

Le matelas trop mou où l’on dormait

Je ne savais pas où j’étais

Mais ce coquillage pendu au mur

Avec le chewing-gum collé dedans

Me rappela de suite où je me trouvais

 

Jessica
 

J’étais là, dans la chambre prête à dormir.
Elle était à côté de moi en train de pleurer de ton décès,
son cœur battait, sa main tremblait, elle te parlait.

Puis j’ai souhaité te voir et tu es venu, un courant d’air s’est produit,
la musique s’est coupée, et là elle me parlait.
Elle avait stoppé ses pleurs, mais délirait.

Tu étais là, en elle, je l’ai sortie de la pièce, et tout s’est arrêté.

Plus rien de toi ne prouvait que tu étais encore là.

A part notre cœur qui ne savait plus

S’il fallait pleurer ou rire de t’avoir revu.

 

Vanessa

 

Je me souviens du froid

D’être très mal installée

D’avoir mal partout

La buée qu’il y avait sur les vitres

Et l’humidité qui pénétrait dans la voiture

  

Mathilde

TIC-TAC, TIC-TAC, TIC-TAC

Mon sommeil devient plus léger

Je me réveille en prenant conscience

Que je suis chez ma copine

Tic-tac, Tic-tac,

La pendule me l’a rappelé

  

Yael

 

Y’avait tellement de choses dans cette chambre

Que pour parvenir au lit il fallait être un surdoué de la contorsion

La télévision était recouverte de journaux en tout genre

Le canapé était submergé de vêtements, de livres,
de CD de quelques trognons de pomme égarés

De vieilles plaquettes de chocolat périmées depuis plus d’un an et demi.

Mais le plus merveilleux c’était cette famille de souris installée
depuis peu dans un repli du rocking-chair.

-.oOo.-

 

   
         
         
   


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Dans Périgueux illuminé (dire/écrire la ville)

 

   
         
   
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