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Frontières |
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Avec Georges Perec et Marcel Proust :
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Delphine L J’ai
dormi
une fois chez ma marraine je dormais dans le salon
J’ai dormi sur un hamac je m’y sentais bien
J’ai dormi sur un relax en plastique
J’ai dormi en camping il y avait une odeur de nylon chaud, Annabelle : Et personne autourJe me souviens l’année de mes six ans d’un lit géant pour moi avec des barreaux oranges Et personne autour
Je
suis allée dormir dans une chambre d’hôtel
L’odeur de la javel sur la vaisselle disposée sur la table
Le sol
me faisait mal au dos et ce n’est pas le léger matelas de mousse Cette nuit là, la seule chose que l’on entendait c’était les enfants ronfler Et on ne voyait que la petite lumière de la chaîne hi-fi qui clignotait. Je me souviens de ce vendredi 6 septembre ou il faisait si froid Nous étions chez lui
Je
revois encore la table en bois autour de laquelle étaient disposés
et le
placard où je voulais me cacher chaque fois
et
cette petite télé au-dessus qui faisait de drôles de sons la pluie tapait sur la petite caravane comme si elle voulait y entrer Cette nuit je ne l’oublierai jamais
Je me souviens d’une chambre Où j’ai ressenti du bien-être et de la sécurité.
Il y
avait une odeur qui me faisait comprendre Là pour moi Et pour me consoler dans des moments difficiles Et me faire rire dans certain souvenir. Je me souviens d’une chambre 0ù je ressentais du bonheur, de la joie de vivre. Il y avait une décoration qui me montrait le monde où l’on vit C’est à dire l’esprit du monde qui nous entoure Puis il y avait des bruits qui me faisaient comprendre La vie qu’il y avait la nuit. Je me souviens d’une chambre Elle me semblait sombre Elle était toujours fermée, il y avait un petit lit en barreaux foncés. Il y avait sur ce lit des peluches claires A chaque fois que mon sommeil sombrait dans ce lit
Ces
peluches me faisaient comprendre
Johanna Vers mes six ans Me suis endormie Dans le frigidaire Car je voulais manger du beurre Qui était froid et qui me faisait mal aux dents
Virginie V.
J’ai dormi dans
une voiture une nuit car j’étais fatiguée J’ai le souvenir que ce n’était pas confortable et qu’il faisait froid.
Au moment où je me
suis réveillée
Jessica : Sans me soucier d’où j’étaisJ’ai souvenir d’une chambre Où j’avais atterri là Je m’étais sûrement assoupie sans m’en rendre compte Le matin le jour me réveilla A travers les volets. J’étais bien recouverte d’une couette de toutes les couleurs Et qui sentait la vanille. L’odeur du chocolat chaud me chatouille les narines Mais j’ai résisté à la tentation d’aller déjeuner Pour me rendormir
Sans
me soucier d’où j’étais. Virginie R.
Une
fois, j’ai dormi dans un endroit vraiment pas commun
Loïc
Dans
un hôtel à Paris :
Cette
fois-ci j’étais chez ma tante.
Cathy Le
premier voyage, première nuit choisir son lit ;
Audrey Je me suis réveillée au beau milieu de la nuit, je me suis levée, J’étais au milieu d’un noir profond Je ne savais vraiment pas du tout où j’étais J’ai été prise d’une très grande panique Et j’ai fait tout le tour de la pièceEn tâtant les murs pour trouver l’interrupteur de la lumière Que j’ai bien mis cinq minutes à trouver
Charlène Elle est superbe, enfin pour moi.
Quand
on rêvait, un de nous s’amusait à faire tournoyer sa cigarette
Claire
Il
fait chaud, il fait jour, le coq chante. Une odeur de café me chatouille le nez ! Je me tourne, une lumière rouge m’agresse ! Je me tourne de l’autre côté et commence à me rendormir, une douce voix me dit de me lever. J’ouvre les yeux, MC Solar me regarde, non, c’est juste un poster. La faible lumière de ce matin éclaire ma chambre, je cherche mon poste. Il n’est pas à côté de ma table de chevet, ni sur mon bureau, pas au pied de mon lit et pas devant mon armoire. J’ouvre ma porte, il est devant, je l’allume et vais dans la cuisine pour déjeuner.
Emmanuelle G. Sol dur Sous tente Sombre dans les bois Odeur de vieux dans cette chambre Le matelas trop mou où l’on dormait Je ne savais pas où j’étais Mais ce coquillage pendu au mur Avec le chewing-gum collé dedans Me rappela de suite où je me trouvais
Jessica
J’étais là, dans la chambre prête à dormir.
Puis
j’ai souhaité te voir et tu es venu, un courant d’air s’est produit, Tu étais là, en elle, je l’ai sortie de la pièce, et tout s’est arrêté. Plus rien de toi ne prouvait que tu étais encore là. A part notre cœur qui ne savait plus S’il fallait pleurer ou rire de t’avoir revu.
Vanessa
Je me souviens du froid D’être très mal installée D’avoir mal partout La buée qu’il y avait sur les vitres Et l’humidité qui pénétrait dans la voiture
Mathilde TIC-TAC, TIC-TAC, TIC-TAC Mon sommeil devient plus léger Je me réveille en prenant conscience Que je suis chez ma copine Tic-tac, Tic-tac, La pendule me l’a rappelé
Yael
Y’avait tellement de choses dans cette chambre Que pour parvenir au lit il fallait être un surdoué de la contorsion La télévision était recouverte de journaux en tout genre
Le
canapé était submergé de vêtements, de livres, De vieilles plaquettes de chocolat périmées depuis plus d’un an et demi.
Mais
le plus merveilleux c’était cette famille de souris installée -.oOo.-
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