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Proposer
un atelier d’écriture, c’est avoir en vue une expérience collective, à la
fois extrêmement « cadrée » et assez « imprévisible » quant à ce que les
participants en attendent et à ce qui s’y exprime.
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L’écrivain
qui anime un atelier d’écriture, est le maître d’un jeu qui implique autant
de « variables », d’attentes, d’inconnues, d’« impondérables » qu’il y a de
sujets, d’individualités dans le groupe des « écrivants ».
C’est un jeu qui implique de la part de tous
une « adhésion », un investissement particulier, lié doublement aux
difficultés propres à l’expression écrite - à l’écriture pour soi et « à
part soi » - et à la confrontation avec le regard de l’autre.
L’enjeu (« à
l’intérieur ») est précisément l’expression de ces individualités au sein du
collectif. La difficulté (« de l’extérieur »), c’est le caractère éminemment « exclusif » et ponctuel d’une telle expérience : comment témoigner de ce qui se passe dans un atelier d’écriture, comment réfléchir sur cette expérience, comment l’inscrire dans la durée ?
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- Proposer des expériences d’écriture collective avec des écrivains dont l’œuvre ou le travail personnels relèvent de genres, d’univers et de sensibilités différentes, et qui n’ont en outre pas forcément la même approche, la même conception ni la même expérience de ce genre de pratique ; - Inscrire cette proposition dans des environnements différents, dans des cadres ou des structures, en direction de publics spécifiques (auprès de jeunes adultes, en milieu scolaire ou en situation d’insertion professionnelle, en milieu carcéral, ou enfin en bibliothèque publique) ; - Proposer pour chacun de ces cadres et publics spécifiques, une thématique particulière en rapport avec le milieu ou avec les préoccupations pédagogiques propres à chaque établissement ; - Mettre en « lien » ces expériences concomittantes en créant des passerelles, en suscitant échanges et témoignages, en favorisant des rencontres entre les participants, écrivains et écrivants.
Tels étaient les objectifs de départ du projet initié pour l’année 2002-2003 par la Bibliothèque municipale de Périgueux, avec l’aide de la Fédération des Œuvres laïques de la Dordogne.
Le PROJET : CALENDRIER et DESCRIPTIF
Ce projet qui a reçu le soutien de la Maison des Ecrivains et du Centre régional des Lettres d’Aquitaine, repose sur un partenariat entre la Ville de Périgueux, la Fédération des Oeuvres laïques de la Dordogne, le Ministère de l'Education nationale, l’Administration pénitentiaire et enfin l’association Le Pied de la Lettre (organisatrice du 2e Festival de la Correspondance et de l’Ecrit, prévu à Périgueux au mois du juin 2003). Il concernait 4 établissements de Périgueux : un institut de formation privé adhérent du réseau des Maisons familiales et rurales (l’Institut rural-IREO du Périgord), un établissement d’enseignement secondaire public (le Lycée Bertran-de-Born), un établissement pénitentiaire (la Maison d’arrêt de Périgueux), et enfin la Bibliothèque municipale de Périgueux.
- Le premier atelier, animé à l'IREO par Michèle Sales, a débuté au mois de septembre 2002, sur le thème « Frontières ».
A raison d’un vingtaine de séances prévues jusqu’en mai 2003. Il concerne
41 élèves de BTA (carrières médico-sociales) répartis en 2 groupes. Michèle
Sales a conçu chaque séance autour d’un thème, prenant comme point de
départ des lectures et des références littéraires précises (« Lieux
où l’on a dormi
»,
« Zones »,
« Ecrire
avec Sei Shonagon»,
« Dans
Périgueux illuminé »,
« Photos »,
« Villes »,
« Rêves »). - Au Lycée Bertran-de-Born, Francis Valéry a animé un atelier intitulé « L'Archipel du rêve ».
- L’atelier animé par Violaine Massenet à la Maison d’arrêt de Périgueux, avec un petit groupe de 6 détenus, s’est tenu pour sa première partie au mois de février 2003, à raison de 6 séances quotidiennes, sur le thème « Réel / Imaginaire ».
- L’atelier animé par Laurent Mauvignier à la Bibliothèque municipale de Périgueux sur le thème « L'Intime / Le Monde ».
Pour compléter ce quadruple « dispositif », et pour répondre à notre objectif d’échange et de « mise en lien », il importe de souligner le rôle qui a été dévolu dès l’origine à un « électron libre » prénommé Hélène, que nous avons baptisée « notre envoyée spéciale ».
De même, chaque écrivain s’est vu demander de relater cette expérience de son point de vue, au départ et au fur et à mesure des ateliers.
… Pas d’écrits sans lecteurs. C’est le pacte conclu avec écrivains et écrivants. Tous ces textes doivent bien entendu être donnés à lire.
A tout le moins au bénéfice et pour satisfaire la curiosité réciproque de
« ceux (de l’atelier) d’à côté », et pourquoi pas au plus loin : tous les
textes issus des 4 ateliers sont donc ici publiés.
Enfin,
dans le même esprit, ces actions ont été ponctuées par plusieurs rencontre
ou événements au cours du printemps 2003 : - Dans le cadre du Festival Le Pied de la lettre (2e Festival de la Correspondance et de l’écrit de Périgueux), une journée d'échanges réunissant les participants et les animateurs des 4 ateliers, le samedi 14 juin : avec notamment des lectures en direct ou enregistrées : lieu de rendez-vous, Le Paradis-Galerie verbale (Théâtre Grandeur Nature), à Périgueux.
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Contact à la Bibliothèque municipale de Périgueux : Bernard Coste et
Michèle Thévenin
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Suite du préambule |
Les lieux |
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