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l’intime/ le monde
Ecrire,
risquer sa présence dans le monde qui nous entoure, c’est une
expérience multiple : d’abord regarder le monde autour de nous, le
“déchiffrer” (des lectures nous aiderons à reconnaître ce monde dans
lequel nous vivons), s’étonner des enjeux qu’il recouvre : c’est
un ensemble de matières, de signes, de fictions possibles, de
personnages.
Il est espaces, rythmes, sons, et à
l’intérieur nous verrons qu’il est d’abord la perception que nous nous
faisons des notions évoquées plus haut. Il est une construction,
un assemblage, il est produit par chacun de nous, il est un acte
personnel et langagier. C’est ce qui constitue les particularités du
regard porté sur le monde, que nous appellerons l’intime.
Ici, il ne s’agit pas de témoigner de sa vie,
de la raconter (ni thérapie, ni autofiction, ni confession), mais
essayer pour chacun de trouver cette singularité qui est la sienne,
grâce
à des “exercices” d’écriture qui permettront, peut-être, de dégager
pour chacun une part de lui-même. L’écriture a ce pouvoir de “nous
dire”.
C’est
même en nous disant, en nous révélant à nous-mêmes, bien plus qu’en
son simple devoir de communiquer ou d’informer, qu’elle devient
écriture.
-.oOo.-
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