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SAMEDI la tourte de pain chaude chaleur des jours jusqu’au soir écriture détente pas de réveil sans rendez-vous de moins en moins d’autorité le printemps est en moi le présent c’est déjà du passé VENDREDI la clim ne marche pas alors qu’elle est toute neuve. Réparation soirée festive. On a dansé avec Christelle, Nicolas, Sandrine, une marionnette géante a brûlé la sueur est éphémère. J’ai passé la soirée en moustique à faire BZZZ. Lecture de la pièce de Robert Pouderou qu’on doit jouer en juillet. Le petit dort. Nettoyage de fond en comble de la maison pour ouvrir la matinée JEUDI Quatre heures de répétition de théâtre avec des visages que je ne reverrai plus, des vies passagères, des chairs vives et musclées. Quel beau moment. Voyage lent au travers de la Dordogne. L’œil est un paysage, le corps en traîne la voiture qui chasse mon mercredi. Loin de chez moi. Matin marché repères de la semaine, les poires et les carottes engraissent le frigo MERCREDI Trois heures de théâtre action sept réaction nerf vite résultat pas de temps pas dépassé papapa ouf le voyage est lent, je flâne chez mon amie cuisse de canard que j’avais pas vue depuis longtemps. Amusant, ces enfants qui jouent la scène. Arrête ou je me mets en colère, plus de gâteaux Hélio. Chansons à écrire. Résultat moyen. Intéressant quand même. Matin je ne sais plus vague qui berce ma tête lourde MARDI peinture pinceau dans l’eau dessin invisible, il est petit cet enfant, il peut pas savoir qu’il faut nécessairement de la couleur la plaquette de vente de madame myosotis est finie, le texte est amélioré et enrichi merci Laurent, j’avais plus envie d’écrire efficacité de la journée solitude hebdomadaire. Penser à l’autre sortir de sa coquille la vie comment font les autres. Boulot qui rapporte pas putain fais chier ça marche pas tout seul LUNDI elle est partie, mes assedics 24, 4612889, 714517 code personnel statut de merde Rien vide perdu je ne joue plus tourne en rond Réécriture de la première scène de Madame Myosotis. La maison est sale. Le lundi c’est dur pour Hélio, le téléphone est à l’épreuve, il s’use Pas de réveil, goût de pizza dans la bouche
Bouche pâteuse, visage endolori, bruit de la roulette qui résonne dans ma tête VENDREDI Message de la secrétaire de M.Gallo sur mon répondeur “vous avez oublié votre RV aujourd’hui à dix heures. Merci de rappeler” JEUDI Visage ravagé par l’urticaire, allergie à l’aspirine confirmée. Achat de poudre et de fond de teint en gros pour camouflage art RV important MERCREDI Rage de dents quatre aspirines par jour MARDI Rage de dents deux aspirines par jour LUNDI Un courant d’air a fait claqué la fenêtre du bureau, le téléphone a sonné, le chat a miaulé, “je te rappelle” “je ferme la fenêtre” Fenêtre qui claque en plein visage = une dent cassée
Journée de la femme, quelle chance elles ont les femmes d’avoir une journée rien que pour elles. Brume sur le canal, il fait quand même chaud au soleil. Génial l’atelier d’écriture mais le prof est sévère. VENDREDI Ca sent le poisson ce matin. Le dossier de Cyrielle est terminé tant mieux. La barrière est terne un coup de lasure serait le bienvenu. Impossible d’avoir Internet Demain, une après-midi sympa. JEUDI Le texte du polar est remis en forme. Appel de Paris. La cartouche d’imprimante est vide. Ras le bol de bosser avec des cons. Encore un jour et c’est le week-end. MERCREDI Piscine le soir Les vacances de juillet. La rue est dangereuse pour les enfants, les voitures passent beaucoup trop vite Il fait jour plus tard MARDI Les déguisements sont jolis cette année, et la police a mis le paquet. Le temps est gris. Les voisins sont partis en vacances. LUNDI La table est rentrée, il ne reste plus qu’à la peindre. Mise en forme du polar. Les vacances de juillet. C’est lundi mais c’est pas grave !
SAMEDI Mal dormi, démarrage difficile Imprimé le texte du journal au fur et à mesure 1 et 2 + celui de la Morsanglière (?) Déjeuné chez Ton Phat avec Laurent, Michèle et Bernard Atelier d’écriture
VENDREDI Été à pied en ville, banque, deux, poste pour faire bouger le corps. Fait les courses au petit Leclerc Tapé la fin du texte “Insomnie” pour Map et Violaine Commencé les corrections de transcription du cours de P.L. M. m’annonce une catastrophe professionnelle et financière pour sa compagnie
JEUDI Le téléphone sonne sans arrêt J’appelle l’hôpital de Trouffignac pour caler les dates d’entretien Mme B. a un cancer Je ne peux pas remplir mon tableau, je n’ai pas tous les projets
MERCREDI Parer au plus pressé au bureau. Les dossiers ont meilleure mine, impression de marathon, travail dans l’urgence, cela dépend des autorités Consultation dix. Changement de prescription RV avec Zorrino
MARDI RV avec Mme C. au Toulon M.Y. va en profiter pour installer mon tableau automatisé sur ma bécane Téléphone au docteur X RV tél avec K. pour son projet associatif Rappel aux structures pour les budgets prévisionnels Zorrino
LUNDI Retour d’une semaine de congés en Normandie Vision d’horreur, bureau recouvert de dossiers, de courrier, de messages Je rame, je rame, je fatigue Chez Zorrino il y a trop de boulot, demain
SAMEDI Journée en coupure envie d’aller travailler Tête trop pleine de choses de la veille Enfin du temps pour écrire
VENDREDI Vite, vite, vite, ce soir on joue Tout est-il prêt ? Rien oublié ? Un temps de pose sa main sur la mienne sensations oubliées pleins feux sur le plancher plaisir et contentement de la claque fatigue empêchant le sommeil tant de questions dans la tête
JEUDI train loupé la marche du travail ramé toute la journée pour monter dans le wagon du boulot pas vu la journée passer reçu un coup de fil, mais pas celui que j’attendais
MERCREDI Regretté toute la journée le mercredi précédent voyage à Blaye forcé sensation de manque nuit blanche
MARDI vite, vite, vite travail - travail - travail pas le temps de penser pas le temps de manger ils sont tous malades courir - courir - courir avoir envie de penser au rythme choisi regrets : pas travailler au théâtre ce soir
LUNDI je hais le lundi diesel complet tête dans le dimanche malades (?). tel courriers envie de faire autre chose
mais pas le temps d’y penser
SAMEDI précipitation palpitations gorge serrée objets échappés sommeil en pointillés
VENDREDI Deux coups de téléphone dans la soirée
JEUDI odeur d’urine prononcée dans le bus : un vieil homme en chemise rouge écossaise, jeans, gros souliers de marche bleus, neufs casquette en jeans son visage porte une barbe grisâtre de trois ou quatre jours ; son menton semble enfoncé dans le haut de son visage : sûrement plus de dents les mains accrochées en l’air aux poignées du bus : allure souple d’un chimpanzé : un grand cercle vide autour de lui
MERCREDI les perruches vertes irisées, à la gorge saumon. le bec rose orangé du mâle le bec gris de la femelle la cage coincée dans le fond du restaurant les cris des oiseaux couvrant les conversations des convives
MARDI Une poussette dans le bus, l’enfant aux yeux plissés rieur, un an environ, qui joue à me tendre son biberon. Jeux de attrape si tu veux, de cache-cache l’espace se resserre plus rien n’existe autour
LUNDI sensation de froid le temps a passé vite : l’exercice d’inventaire repris à la maison a duré une bonne partie de la matinée
SAMEDI projet de remplacement du fil à linge rouillé conversation sur la terrasse sur le thème de la responsabilité travail d’écriture à la bibliothèque
VENDREDI tour du Canal jardinage courses au supermarché achat d’une jupe bleue à frous-frous importable
JEUDI Hôpital. Distribution des livres aux malades achat d’un livre “Mon père” crise de ménage sacs poubelles avec vieilles fringues
MERCREDI conversation avec une collègue sur la terrasse au soleil rappel de notre activité passée jardinage tour du Canal
MARDI voiture en panne attendre
LUNDI repas entre amies à la cafétéria courses au supermarché achat d’une nappe à carreaux bleus
le réveil à sept heures trente le train est à 12h11 : Bordeaux-Lyon des lunettes noires pour qu’on ne voit pas ses pleurs avec le reste des pâtes et une sauce italienne la bibliothèque de Saint-Georges ouvre en fait à 14 heures pas de sommeil cette nuit-là
VENDREDI arrivée à 18h30 les coups de téléphone pleuvent toilette écourtée les fleurs du monde, non pas des orchidées, pas de roses jaunes, dîner à trois impatience devant l’arrêt de bus un homme écrase les papiers comme pour les rendre inoffensifs avant de s’en saisir et de les mettre à la poubelle écouter, noter, écouter, noter, comprendre : fatigue
JEUDI d’un commerce à l’autre pour fourguer des affiches, multiples trajets, aucune logique, difficulté de se garer essai du pantalon pour les retouches un footing pas prévu, le canal est fréquenté avec cette douceur (liste des choses à faire dans la journée) 150 personnes à la manifestation selon Ouest-France
MERCREDI réunion plus courte que prévue où est la manifestation pour la paix M. et L. s’éloignent côte à côte
MARDI temps gris sur Sarlat vieilles chansons françaises à l’aller silence au retour thé à 18h30 réponses à des lettres en soirée : souvent du Maroc
LUNDI finalement pas de film l’horaire ne convient pas finir le texte pour A. les doutes ne viennent pas, traverser les lundis ne se ressemblent pas
SAMEDI maintenant
VENDREDI emménagement du bureau disputes ordinateur en panne dîner entre amies galantine de dinde et poulet faite maison
JEUDI courses alimentaires découverte d’un nouveau boucher dîner et soirée à l’extérieur
MERCREDI démarches administratives résultats négatifs soirée passée au téléphone
MARDI accompagné amie qui rentrait à l’hôpital. Pleurs
LUNDI le trou...
SAMEDI Deuxième journée d’ateliers d’écriture Difficultés à comprendre les consignes et à exprimer des impressions Penser à faire les courses principalement des légumes verts avant de rentre dans la campagne Prendre de l’essence pour demain Téléphoner à mon neveu ce soir
VENDREDI Flegme ! Le printemps arrive, le jardin réagit au soleil, les oiseaux viennent manger les miettes de pain près de la maison. Le linge sèche. Envie de voyages. Pas réussi à commencer un autre livre avant de dormir
JEUDI Terminé “Loin d’eux”, ne suis pas étonnée qu’il ait plu à ma fille. Passé la journée avec ma grande copine à classer des papiers et à bavasser. Un grand plaisir.
MERCREDI Impression de liberté, partie au nord du département Ai reculé de téléphoner à mon neveu suite à mon rêve.
MARDI Rêve étrange de déménagement et où des personnes à moitié oubliées réapparaissent Envie de rien.
LUNDI Petit train-train ennuyeux à souhait.
SAMEDI grasse matinée lecture : P. Bruckner Radio : journée de la femme chez Finkielkraut le soleil entre dans la chambre. courrier puis supermarché enfin atelier d’écriture à la bibliothèque
VENDREDI grasse matinée puis assise devant mon bureau ; peu d’activité L’après-midi : pièce de théâtre en anglais avec 400 ados Flânerie en ville, le temps est doux, agences immobilières.
JEUDI Le réveil sonne tôt : au travail pas envie, les élèves non plus. Retour pour déjeuner téléphone : longue conversation Retour au lycée Le courrier : j’ai oublié de faire plein de choses La chorale qui se finit au café du coin où nous refaisons le monde
MERCREDI Toujours ce réveil qui sonne tôt. 5 heures de cours Retour fatiguée : une petite sieste Conférence scientifique où je finis ma sieste puis cours de yoga Longue conversation au téléphone : journée difficile
MARDI Le réveil sonne tôt. Lycée puis tentative de travail à la maison l’après-midi visite à G. : discussions sans fin Cinéma : non
LUNDI La semaine commence : le réveil, les cours, la maison, le déjeuner, téléphone, courrier, messages, lycée. Retour fatiguée, je respire, je m’endors
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SAMEDI Jour de marché incontournable il est là dès notre réveil sous nos fenêtres, je me balade c’est agréable quelques achats, le pain, les légumes, les bribes de conversation, pas trop de politique, surtout les maladies des autres et puis le temps le printemps en avance, mais on risque le payer, et puis ma copine arrive et nous partons tranquillement à ce qui va animer pendant un mois nos samedis après-midi notre atelier d’écriture, on n’en parle pas trop mais on y pense. Surtout ne pas s’y réparer.
VENDREDI Jour de couture, j’attends souvent ce jour avec impatience, peut-être justement parce que ce jour est programmé mais il est une récréation j’aime me retrouver avec ces quelques personnes, toutes différentes, on ne parle pas de nous, on parle couture, je suis novice alors on m’aide un peu un petit conseil par-çi par là rien de personnel.
JEUDI Quelques courses le matin, la causette à droite et à gauche au hasard des rencontres. La ville est petite, son centre aussi j’y vis je connais plus de gens, j’aime les croiser un simple regard on se salue ou pas peu importe on se reconnaît L’après-midi est consacré à ma copine, elle m’a proposé de ranger mes papiers, les classer elle aime bien ça dit-elle. L’après-midi passe on est bien pas besoin de parler.
MERCREDI Jour de marché, mon plaisir, je déambule sans but parmi les étalages de fripes je fouille, je fouine un tissu dépasse, je le tire, déception en fait il est un peu moche mais je le prends quand même, je suis fidèle au premier coup d’œil, puis je rejoins ma gentille voisine, on prend un chocolat et elle m’offre un parfum dans un joli paquet cadeau je ne l’ouvrirai que dimanche puisque ce sera mon anniversaire.
MARDI La routine des courses et des repas à préparer quand je ne sais pas quoi faire, j’en fais trop alors je congèle puis je pars pour ma promenade solitaire sur le canal, c’est un peu gris un peu triste, mais la marche est longue et j’ai tout le temps pour ne penser à rien.
LUNDI Il ne travaille pas donc journée farniente pas de film à aller voir, sauf qu’il passe son après-midi devant son ordinateur, il pleut, je me mets sous la couette mon refuge et je reprends l’errance de mon auteur là où je l’ai laissé hier soir.
SAMEDI Lever 9h ouf ! Petite grasse mat. Merci ma fille ! tranquille biberon devant barbapapa. C’est bon de te sentir. Se préparer, les sacs, le doudou, la musique, tout est paré, allez chez mamie et papy ! Pas un pleurs cet fois-ci ; je t’aime à ce soir ma chérie. Retour chez moi, un thé, le linge, une clope, ah ma mère ! Merci pour elle, paix à son âme, allô ! Frérot tu fais quoi ce soir ? Bon vite c’est l’heure, l’heure de l’écriture.
VENDREDI Réveil embrumé, passé la nuit sur le canapé, pas faim faut se motiver, c’est le dernier jour. Douche froide obligatoire Bonjour Aurore, une nouvelle journée. Même rituel, biberon dans le salon, les vêtements, le blouson, dans les escaliers un peu trébuché, le bus est en retard. À l’école, ça bourdonne Bonne journée ma belle, ce soir c’est le week-end. Rdv Montignac, “en visite officielle”, voiture de fonction, spectacle pour enfant, mime jongleur, faiseur de rêves. 150 le matin, 122 l’après-midi. Qu’il est beau le funambule. Retour à Périgueux. Par ici ma nénette, au revoir la garderie à lundi. Le bus est en retard, c’est la journée. Ce soir c’est soupe de cresson. Un petit copain passé, qui veut une glace ? Avant de dormir ce sera le livre de la jungle. Gros bisous, à demain Tinana.
JEUDI Qu’il fait froid ce matin ! Comme tous les jours, le bus à attendre, 8h12 mais jamais ponctuel. On se gèle, on saute Maman, pipi ! vite, sur le trottoir, le vent vient glacer les fesses. le trajet est long, identique, fastidieux, encombré, embué. Des jeunes au fond ricanent, ma fille chantonne. C’est un effort surhumain que de choisir la lumière, alors que le cerveau est encore assombri des rêves de la nuit. À l’école, la maîtresse crie. Petite marche quotidienne pour rallier mon bureau ; 10 mn de vie, lente, intense, des chants d’oiseaux. Aujourd’hui c’est ordinateur toute la journée, plaquettes et tracts. Gonflant mais obligatoire. À midi le RU et rigolade entre collègues. Ce soir, c’est le départ de Karine. Je pleure en allant chercher Aurore, elle est un des mousquetaires. Aurore me ramène à la vie, on joue au loup. Le bus, le repas, le bain, l’histoire (Hansel et Gretel). Bisous, ma douce, à demain. Planète, le vol des raies mantas
MERCREDI lever 7h30. Crotte, pas le temps pour le shampooing, une pomme, du fromage, qu’est-ce que j’me mets ? Coucou Aurore, mon soleil, un petit dessin animé, le biberon avalé, qu’est-ce que je vais te mettre ? Et pis, il fait quel temps d’abord ? Cool, travail jusqu’à 11h30 ! Et cet après-midi, promenade. Il fait beau, tant mieux. On va pouvoir ne rien faire. Être là, jusqu’au soir. Et c’est ce qu’on a fait. MARDI Comme d’hab, le réveil sur RTL2. 6h30. Douche, aujourd’hui yaourt, fruit. Des envies de la réveiller... Vite s’habiller, vite préparer le biberon. puis la laver, l’habiller, prendre le bus, la laisser à l’école, marcher jusqu’au bureau, sourire, écrire, écouter, composer, négocier, trier. Midi au RU. L’après-midi identique, les collègues, la surprise de jeudi soir vite aller retrouver ma nana, et se laisser jouer, rire, chanter, dans le bus jusqu’à la maison. Le rituel du soir est inattendu et magique.
LUNDI Raté le bus. appelé le taxi. 7,62 euros, la semaine recommence. Les collègues de travail, les projets de festival, les ateliers, réunion, concertation, régulation, prospection. Poser Aurore à l’école et marcher jusqu’au bureau, 500m, à midi, en ville, sandwich et courses, ferrero dégusté. L’après-midi pressante, 17h30, la garderie, le bus, et ce soir des nouilles.
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