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Journal au fur et à mesure |
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P..., le 12 février 2003
Atterrissage sans encombres sur Map. C’est une planète minuscule, à l’échelle d’un quartier de la ville de P…, entièrement fortifiée , rempardée derrière ses murs. Il n’y a qu’un seul point d’accès et de sortie à ma connaissance, aussi bien pour les habitants, le personnel de service, que les visiteurs. J’ignore si les agents de contrôle, de sécurité et de surveillance utilisent le même accès, peu importe, les allées et venues qui nous sont accordées par les autorités se font toutes à partir d’une petite place, où se rangent tant bien que mal les différentes navettes ou engins personnels des travailleurs et visiteurs arrivant ou en partance. Quelques parkings en zone de transit interstellaire sont accessibles aux alentours, il est rare de trouver à se garer devant la forteresse. En provenance d’une cité contiguë reliée par des passerelles bétonnées, je suis venue à pied et (me suis) présentée à la porte de fer, où j’ai sonné. Un garde plutôt aimable est venu m’ouvrir et m’amener au poste de contrôle. Tout s’est déroulé sans trop de formalités. J’ai laissé mon identité au bureau et attendu Hélène, notre intermédiaire, et Violaine, la « pro » qui manquait à la réunion préalable dont je vous ai parlé (cf. premier compte-rendu de mission free-lance).
Je vous passe les différentes étapes du parcours en chicane à travers grilles et portillon de sécurité. Une belle surprise, le débouché dans l’immense hall, éclairé d’une verrière aux airs d’édifice religieux à arcs romans, revu par Gustave Eiffel…, impression qui s’avère exacte par la suite, à ceci près que l’origine confessionnelle serait erronée. Aux archivistes de service d’apporter leur grain de sel si le sujet intéresse la BM…
L’équipe de Violaine, six hommes (de 20 et 55 ans selon moi), nous rejoint et s’engage avec nous, de sas en escalier de pierre lisse et couloir rongé par le temps, jusqu’à la porte qui nous intéresse. La salle qui nous est dévolue est de belles dimensions, largement ensoleillée, de hautes ouvertures surplombent le lieu, il y fait une température agréable (l’hiver qui règne sur la planète oscille autour de 0° Celsius), plusieurs postes d’ordinateurs prêts à l’emploi, s’alignent le long de deux murs de la pièce. Ici on travaille, c’est clair. Nous nous asseyons devant de petites tables arrangées en ovale de réunion, et Violaine ouvre la séance. C’est la troisième pour le groupe, et les recrues carburent à fond… Vous verrez le résultat à l’issue du projet, je crois que vous ne serez pas déçus. Vous aviez raison, Map mérite le détour. Qualité du fond et de la forme, style personnel évident, c’est un vivier de talents. L’un d’eux manie également crayon, pastel, et calligraphe avec dextérité. Violaine et Mic (l’agent permanent BM, rappelez-vous) vont faire en sorte que nos volontaires puissent suivre au mieux les publications et présentations prévues à la fin du printemps. Ils n’y seront pas présents, Map n’autorise pas ses ressortissants à paraître en public, mais on va se débrouiller pour qu’ils aient des échos de leur travail et de ses effets.
Copy ? Roger, over and out for today
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Map, le 14 février 2003
Fait divers recueilli à Map (Témoin anonyme)
ANGOR
Il y avait ce bijou transmis, dépouillé d'histoire, traversé d'Histoire, pas l'émeraude exceptionnelle dévoreuse de khmers, salut de quelques-uns, enterrée, parfois enrobée et avalée, récupérée dans l'excrément... Sans valeur aux yeux du bijoutier, 10 g d'or avec la chaîne, pas de poinçon, c'était probablement un alliage, ou encore un frère de cet or un peu rouge répandu au Maghreb. Il y avait un vieux dictionnaire bilingue, il y avait une poupée, corps de papier mâché ou carton bouilli, visage de porcelaine dont les yeux noirs se fermaient... Il y avait ce rendez-vous.
Depuis le matin tôt je rangeais la maison ; tout mettre en ordre, vite, vite, comme si j'allais partir longtemps, quelque chose poussait à le faire, vite, vite... J'arrivais au bout, c'était en train de changer, une autre vie peut-être, une étape au moins, nous en avions parlé, j'avais hâte, je sortais du bourbier, j'avais trouvé une trace, un fil conducteur, était-ce celui d'Ariane, le labyrinthe s'ouvrait à présent sur des issues possibles, des pistes à foison, des constellations surgissaient, alpha du Centaure, j'échappais au Minotaure, à l'Ogre de service, l'Angkar avait été vaincu, j'approchais d'une vérité, une boussole intérieure s'était mise en marche, les images, les mots s'imposaient, se succédaient, se bousculaient, je les attrapais au vol comme des papillons, plus souvent comme des moustiques énervants, et paf !, je les fixais sur le papier, les épinglais, pas toujours proprement, ça faisait des taches, colorées, ou des pâtés, tant pis, je nettoierais après, j'en mettais un peu partout, dans des bulles, des inserts, là où il y avait de la place, sinon je prenais une nouvelle feuille, un nouveau cadre qui se remplissait à nouveau, l'essentiel était là, dans l'encre du stylo, ça coulait tout seul, c'en devenait affolant, ça ne s'arrêtait plus, une semaine sans dormir ou presque, ça faisait beaucoup, ça faisait trop... Alors, Ça s'est arrêté vraiment…, mais pas dans ma tête..., pas tout de suite…, ça m'a fait très mal, une surprise du corps, une douleur qui guettait depuis la veille, un étau, une tenaille qui m'a harponnée au coeur, fulgurante et brève, puis de plus en plus rapprochée, plus longue la douleur, plus tenace, coupant l'arrivée d'air... Un système autonome s'est déclenché en parallèle…, traîner une chaise, vite, s'affaler dans le fauteuil, rester assise, allonger les jambes sur la chaise…, gestes et réflexes de métier qui s'articulent spontanément, bras gauche en panne totale, prendre le pouls..., ralentissement général…, décrocher le téléphone…, faire votre numéro, je ne vois rien d'autre…, pourvu que ça décroche..., pas le répondeur..., pas ça..., je supplie, je prie sans y croire..., c'est long..., tellement long..., je sens que je m'en vais..., : "Oui ?"... Vous êtes là..., Appelez pour moi..., je ne vais pas bien..., faites le pour moi..., je m'en vais... : "Qu'est-ce qu'il faut appeler ?..., je ne sais plus..., vous insistez : "Qui faut-il appeler ?"..., "le SAMU...", j'ai retrouvé le qui..., j'ai l'impression de crier..., faites vite,... vite ! Faites vite..., s'il vous plaît... !!! Le téléphone est dans ma main, décroché, ça sonne occupé..., c'est bizarre..., je me sens partir..., je ne pensais pas que ça faisait si mal..., la main de fer qui serre, qui ne lâche plus..., la vue qui se brouille..., c'est aujourd'hui alors ?... Seulement le retour d'un peu de clarté, de justesse..., ou de sens..., je ne sais pas (au juste)... d'où je tiens cet espoir... Accroche-toi..., accroche-toi ! ... tenir encore un peu..., comme si quelque chose de neuf pouvait encore se produire..., accepter l'inéluctable...? qui se dessine..., comme si quelqu'un allait venir... Tiens bon !... encore un peu..., un tout petit peu..., laisser faire... ? Abandonner... ? Deux silhouettes blanches passent devant la fenêtre,... c'est ça des anges... ?... C'est un film... ? Qui se moque de moi... !... Je perds la tête, c'est ça..., la fin… Deux ombres regardent à travers le carreau, me voient, courent jusqu'à la porte, je les entends entrer..., je ne les vois pas, je sens leur présence..., je cherche l'air..., j’arrive à dire le plus fort possible : "Faites vite... problè… cardiaque..."
Masque à oxygène... J'inspire..., qu'ils fassent leur boulot..., prenez le relais..., je m'abandonne..., je glisse..., je me repose... sur eux..., je me repose enfin..., est-ce que je vis...?..., ça n'a plus d'importance..., quelqu'un est venu. Le droit d'y croire...
N.B : il ne m’a pas échappé que le témoin utilise un passage de J.M Maulpoix que j’ai transcrit en italique
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P..., le 14…X… de l'An gkar…
Extrait du carnet de L. Canoville (années 1983 – 1991), trouvé à Map (probable visiteur, non identifié comme résident)
ANGKOR VAT
J'étais sur la piste..., corps et vêtements assimilés à la transpiration et aux larmes permanentes de la jungle, pourriture digestive, avaleuse de vies et de souvenirs, territoire animal et végétal, danger permanent, ressource vitale, sépulture hasardeuse, ou refuge d'homo sapiens esclaves ou transfuges, nous essayions de chasser les images à notre poursuite... Le vieux (quel âge avait-il, les visages lisses pouvaient le rester longtemps, les masques ridés cachaient souvent une jeunesse effective...), trottinait en silence, à un train d'enfer malgré les apparences, poliment agacé par nos ralentissements fréquents, notre bavardage anxieux, notre confiance aléatoire, étions-nous perdus, voulait-il nous perdre ?..., sourd à nos questions d'ignorants, il hésitait (réfléchissait ?), bifurquait... A quelle heure, un jour, était-ce toujours la même, un autre..., une trouée apparut dans la couche vert de gris où le temps nous avait engloutis... (page manquante)
Je n'ai jamais vu Angkor..., sauf à la télé, ou en photo... après… Je n'en étais pas loin pourtant... Je n'en étais plus là... Vous non plus, khmers échappés du "Kampuchea démocratique", acculés aux frontières, réduits au besoin, à l'animal de trait ou de réforme, à l'abattoir, troupeau affamé, torturé, massacré par vos propres frères, bombardé par vos cousins, enterré dans les bunkers de fortune, dans les camps, sous les camps, "illégaux", entassés, survivant dans la boue ou la poussière, rescapés de l'enfer, suspendus aux Nations Unies, à leur examen, leur regard, leurs questions, pour une identification, une identité, une adoption, un "troisième pays"... Vous ressurgissiez à nos côtés, aux côtés des vôtres, « no man’s land, Nong Chan, Site 1, Site 2… », au dispensaire, à l'hôpital de bambou, « Situation 1…, 2…, 3…, 4… », dans les fossés du « ditch », mirador, barbelés, Khao-I-Dang n’était pas un site touristique, traductions, transmissions, prescriptions, médicaments, pansements, badigeons, perfusions, injections, sondes gastriques, petite chirurgie, accouchements, transferts d'urgence, prothèses, rééducation, renutrition... que sais-je..., que dire d'autre…, tellement là…, ou ailleurs…, partout, assoiffés d'apprendre, de savoir, tout… Non…, pas tout, tout ce que vous pouviez, de notre langue, de celle des autres, de celle (laquelle, comment savoir ?) qui pouvait ouvrir une porte, un ailleurs, un livre, un texte, mot, chiffre, calcul, un temps donné, gagné..., pressés…, de vivre… En échange, nos pauvres essais dans votre langue, votre patience, votre tolérance, vos regards, vos sourires, gênés, peinés, malins, malicieux, souffrants, polis, vos rires aussi, vos colères contenues, vous encaissiez, vous appréciiez, vous vous trompiez, vous nous trompiez, vous aimiez, vous détestiez, vous saviez..., vous viviez..., vous viviez, vous en connaissiez le prix.
En parallèle, terreur de la nuit, Task Force Eighty, unité spéciale créée pour vous, uniformes noirs, même couleur que vos frères sauvages… prenait la place. Avez-vous cru ne serait-ce qu’un instant que c’étaient les mêmes ? Vous seriez morts. Leurs bouches ne parlaient pas la même langue, planète étrangère, terriblement, loi de la jungle reconnue mais préférable, corruption, falsification, chantage, prostitution, règlements de comptes..., ça ne comptait plus depuis longtemps. Vous vous faisiez insaisissables, soumis, transparents ou flous... Rage de vivre, détermination, absence, rideau sur le passé, présent, avenir, être..., comment avez-vous fait ? Opportunité, décalage, seuls la vue, l'odorat, l'ouïe, le toucher, pas le goût (s'en souvenir, est-ce possible dans cette autre vie, celle d’après, ailleurs, ou de retour sur les lieux de gésine du noir Khmer rouge ?), tout a été saisi, la moindre occasion, le plus petit entrebâillement, la plus infime cachette, tous les trous de souris, toutes leurs miettes... Seuls les survivants, les réfugiés des camps l'ont appris.
Vous veniez d ‘un monde où il était impossible de prévoir, ni même d’imaginer ceux que l’Angkar condamnerait, ni origine, religion, âge, sexe… Au début le seul fait d’être citadin…., puis, une seule maladresse, un grain de riz avant l’heure, après l’ordre, porter des lunettes, être né à tel endroit, savoir lire, écrire, comprendre, parler une langue étrangère, n'importe laquelle, avoir un accent, dire un mot de plus, de moins, avoir entendu, vu, touché quelque chose, quelqu'un, refusé sur ordre de tuer de vos mains... vos propres enfants, parents, amis... "Si c'est un homme" parle... Primo Levi, d’autres, Oui Homo sapiens-sapiens. Celui d’hier et d’aujourd’hui. Le voir, le savoir, le reconnaître... L'accepter..., seul choix possible..., et le combattre. C'est lui, c'est toi, c'est moi possibles, l'un ou l'autre, l'un et l'autre, un jour ou l'autre. Et puis, l'autre possible, tout aussi bien. Pas plus incroyable. Tout aussi vrai. Pas toujours reconnu, toujours possible. Vous saviez cela aussi. Angkor..., Angkor était dans les esprits, dans les coeurs, les regards, les mouvements, les gestes, les plaies ouvertes, infectées, les corps mutilés, les sourires, porte-mémoires de plaintes muettes, de blessures sordides, d'horreur, de silence.
Angkor déchirure, douleur infinie, rêve perdu, histoire oubliée d'un empire des origines, pas celle des cavernes, celle d'une brillance, d'un éclat inconnu en Europe, six siècles traversés, ressuscités par un E.T français, Angkor vomi par l'Histoire, dévoilé aux yeux des siens, légende, mythe rendu à la réalité, disparu à nouveau dans les entrailles de la jungle, interdit par ses gardiens rouges, mutilé pour satisfaire les pourvoyeurs de fonds... Mais pas détruit… Y avait-il quelque chose qui leur fasse encore peur…, rompre définitivement le fil qui les reliait au monde…?
Angkor ouvert au tourisme, nouvelle ressource pour survivre, vivre, méditer à nouveau… ? A voir bien sûr…, dans cette vie, ou une autre… ? (fin de l’extrait)
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Extrait du journal d’une certaine Léni… (pseudo ?), oublié à la consigne Dubillard de la station Map (Confié par le préposé, car non réclamé après 1 an et 1 jour)
INSOMNIE
Parfois la nuit je reste éveillée, je ne dors pas…
Il y a des images qui passent, des mots, des phrases, ça parle, ça discute, ça calcule… En Périgord calculer, ça veut dire penser, gamberger… Penser, c’est calculer, ah bon… ! Mais pour calculer, il faut savoir compter non ? Je compte aussi, pas les moutons, c’est trop con, ou alors trop monotone, à moins que…, parfois, le Génie des Alpages (de F’Murr) me fait pouffer de rire toute seule, mais là du coup, l’autre se retourne et dit « Tu dors ?… « Tu ris ? »… Quelques fois je répond, des fois non… Pas toujours facile à expliquer, pas toujours drôle la tentative de traduction… Décrire le Génie des Alpages…. C’est surtout sa tronche…, dans la B.D, il a du texte, mais à part « Barre-toi de mon herbe ! » , je ne me rappelle pas du reste. J’ai lu ça quand j’avais 18-20 ans. A l’époque c’était génial, surréaliste, le mouton néo-philosophe, rompant avec la réputation d’abrutis de ses congénères, trop humain pour être honnête, pas poli pour un sou, tantôt stoïque, tantôt déjanté, complètement jeté… Je compte, donc, je me fabrique des contes, contes de fées, des trucs à la noix, et ça serait comme ci, comme ça, il ou elle ferait ci ou ça, dirait ci ou là… La midinette ou la gamine, la salope ou la chasseresse, tout y passe, et j’en oublie… Ah, tiens, et la Belle au Bois Dormant, et Cendrillon, et toute la clique, Blanche-Neige, le petit Chaperon rouge, Peau d’âne, la petite Sirène, la Belle et la Bête…, toutes les innocentes et nunuches de service, toutes les pétasses et les princesses reconnues, celles qui s’ignorent… Quelle fatigue ! Bon, revenons à nos moutons, ou alors compter autre chose, les mouches au plafond, très rares en cette saison…, d’ailleurs sans lumière…, écrire un ou deux poèmes dans la tête, ah oui, tiens…, ça c’est pas mal, penser à l’écrire demain…, qui s’évanouissent, que je rattrape, que j’aurai oubliés demain... Tiens, voilà autre chose…, A la tribune un Auguste en perruque rousse, petit chapeau rond posé sur la paille en éventail, pommettes blanches et gros nez rouge, vêtements bariolés et bretelles de rigueur, semble haranguer son public…, inquiétant…, vrai dictateur ou fantoche… ? Je ne vois pas l’assistance dans l’obscurité. Dans la lumière, le clown, je n’entend pas ce qu’il dit, mais on dirait effectivement un simulacre de discours politique… Tout à coup ses bras, munis à l’extrémité de gros gants oranges façon dessin animé, s’étirent latéralement de part et d’autre dans un mouvement caoutchouc sinusoïdal extraordinaire… Je perçois maladresse et magique adresse… Je pense l’Auguste, étrange illusionniste, quand chaque geste ou pataquès, fruit d’un dur travail du corps, le fait bouc émissaire, symbole d’une version erreur originelle de nous-mêmes … Celui-là ne provoque pas le rire, plutôt une tension émerveillée et suspecte… Brusquement, rassemblant devant lui ses membres rendus à leur taille normale, il ponctue ou conclue… ( ?), en frappant plusieurs fois sur le lutrin avec ses gants de Mickey, et voilà que des poignées de petites plumes blanches s’échappent de sous ses grosses mains, s’élevant, voletant dans la salle à chaque nouvelle tape… J’ai envie d’applaudir, je m’abstiens, craignant d’interrompre une scène dont la poésie apaise tous les sens… La séance se poursuit, nouvelle séquence ; je regarde à la T.V un dessin animé, le visage presque collé au poste… Un petit chien philosophe surréaliste, genre Snoopy, sourit à l’écran sur un fond cosmique semé d’étoiles… Il s’éloigne à grande vitesse, en rapetissant au fur et à mesure que l’espace sidéral l’entraîne et l’éloigne…, très marrant ça… Je regrette juste un peu que l’épisode se déroule si vite, à peine le temps d’enregistrer les détails, les mimiques… Le néo-chien est ravi, disparaît, aspiré d’un coup avec un « Blups !», dans un dernier tourbillon de bonde spatiale… J’explose de rire, tellement bruyamment…, que ça me réveille, et de très bonne humeur… ! Pourvu que ce ne soit pas la seule fois de l’année… ! Sommeil en douce, à l’improviste, fauché à l’insomnie, répit provisoire…
(fin de l’extrait)
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Notre envoyée spéciale à l'Institut de "REO" |
Notre envoyée spéciale à la BM
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Notre envoyée spéciale dans l'Archipel du Rêve |
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| Préambule | ||||||||||||||||||||||||||||
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Biographie de
Violaine Massenet
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"Echos" et témoignages |
Accueil de l'atelier de Violaine Massenet
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