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« Le paysage » La planète recèle des paysages plus magnifiques les uns que les autres. Mon rêve est toujours de découvrir le Québec, le Canada et l’Afrique, vivre l’Afrique. Mon paradis sur terre n’est pourtant pas si loin. Il se trouve sur l’Ile d’Oléron. Il s’agit de la pointe de Chassiron, bien moins spectaculaire que celle du Raz en Bretagne, mais je l’aime, elle est mon sanctuaire. Je ne trouve du bonheur dans la vie que lorsque je vais là-bas. J’aime y être seul, cela m’est possible en hiver, ou alors très tôt ou très tard en journée, durant l’été. J’aime plus particulièrement m’y recueillir lors de grandes tempêtes. Le vent, très violent, me fouette le visage. Je prend une bonne bouffée d’iode, j’oublie tout, face à cette mer déchaînée, loin des humains. Je me souviens d’une nuit où j’avais décidé de me rendre sur ma pointe. Il y avait une belle tempête, j’avais des idées noires. Des rafales de vents de 110 Km/h étaient annoncées, je ne pouvais rater cela. Sur place, le paysage était apocalyptique. Malgré l’obscurité de cette nuit nuageuse, la mer n’était que couleurs. J’ai lutté contre les vents pour m’approcher du bord de la falaise. Je me suis placé tout au bord du précipice, pieds joints, bras le long du corps, yeux fermés. J’attendais que les éléments décident pour moi. Je sentais le vent changer sans cesse de direction, il ne savait que faire de moi. La mer, tout en bas, me tendait les bras, j’attendais un geste du vent. C’est à ce moment là qu’un garde-côte est descendu de son sémaphore et m’a demandé de quitter l’endroit par mesure de sécurité. Je suis alors parti, mais pas très loin, car j’ai dormi dans ma voiture. J’ai émergé au petit matin et me suis dirigé à proximité de ma pointe pour assister au lever du soleil hivernal. La mer était relativement calme. C’est impressionnant de la voir passer d’un excès de violence à autant de douceur en si peu de temps. Ce matin là, elle déversait ses pelotes d’écumes sur la plage de galets. Par le soleil, caché par les terres, l’eau était de couleur rosâtre, l’écume également, mais un peu plus claire. Ce jour là, la mer ne m’a pas voulu. Elle m’a ressourcé pour un temps et m’invite à revenir chaque fois que j’en sentirai le besoin. Ma pointe fera partie intégrante de mes deux vies. La première étant l’actuelle, puis la seconde, la mort, qui sera la plus longue. Il est indéniable que la mer accueillera un jour mon corps ou mes cendres à cet endroit, ma pointe de Chassiron, mon paradis sur terre.
« La chambre »
Une chambre, c’est en général un lit au
milieu
C’était pourtant une chambre comme une autre, mieux qu’une autre. Je ne me souviens plus quand j’ai ressuscité, je ne veux pas le savoir. Je suis sorti de mes ténèbres, je ne supporte plus d’être enfermé. La chambre dans laquelle je me sens le mieux à présent, elle se trouve dans la nature. Je peux en changer le décor à mon bon vouloir. Je dors bien mieux à la belle étoile, en forêt, au bord de la mer, parfois même dans certains marais. Dans les deux premiers endroits, je préfère y être seul, entendre uniquement le son du vent dans les feuillages ou le bruit de la mer, me berçant agréablement. Dans les marais, je peux accepter la présence des moustiques, mais rien d’autre. L’essentiel pour moi est de ne plus entendre la résonance des murs de mon ancienne chambre. © J-G A
« La chambre » Ma chambre ? Ma chambre est un tout puisque c’est une caravane. En fait, elle est ma maison, mon petit nid. Elle est petite mais pas si petite que ça. C’est mon domaine, mon château. Je vais donc vous faire visiter mon univers. Passé la porte, sur la droite, il y a le salon. Et oui ! Même dans une caravane on peut trouver un salon, et quel salon, puisque le canapé est en forme de fer à cheval. de style coquille, en cuir couleur bouton d’or, il fait le tour de la pièce et enserre une petite table basse, dont le châssis est en bois sculpté et le plateau en verre gravé. Sur ce verre, est gravée une amazone entrant dans l’eau d’un fleuve jusqu’aux genoux, le décor derrière elle est amazonien, bien sûr. Je l’aime bien cette table. Après tout, ne l’ai-je pas gravée moi-même ? ! Face à la porte d’entrée, le chauffage à gaz. Celui-ci est encastré dans un meuble qui fait penser à une cheminée avec sa hotte au-dessus. Le plaquage qui le recouvre imite la pierre de taille. Les meubles de rangement se trouvent en hauteur et sont en bois style rustique. Cette pièce est chaude et confortable. Je m’y sens bien. j’y passe le plus clair de mon temps et c’est celle que je préfère. A gauche de la porte, on voit un couloir. En fait c’est la cuisine, du moins du côté gauche de ce couloir. Bien que pas très grande, elle est fonctionnelle et toute équipée, plaque de cuisson deux feux en émail couleur sable, un évier en gré rond de la même couleur que la plaque de cuisson, un frigo encastré, une hotte aspirante, enfin tout ce que l’on peut demander pour y être bien. En face de cette cuisine, de l’autre côté du couloir, donc sur la droite de celui-ci, il y a la dînette. En fait ce sont deux petits canapés de chaque côté d’une petite table en formica blanc. C’est ce que l’on pourrait appeler une mini salle à manger. En suivant encore un peu le couloir, toujours sur la droite, c’est la salle de bain. Et oui, une salle de bain ! Elle est minuscule, mais en fait pas tant que ça, puisqu’elle contient non seulement un lavabo en gré couleur sable avec son meuble, une armoire de toilette en bois rustique, mais aussi une petite baignoire, dans laquelle je peux aussi m’y doucher. Celle-ci est en émail de même couleur que le lavabo. Les murs sont recouverts de plaquage imitation marbre dans les teintes caramel. A présent, nous arrivons à la fin de la visite, puisque c’est au bout de ce couloir qu’est ma chambre, c’est une petite pièce vous vous en doutez bien ! Ce qui ne l’empêche pas de posséder un grand lit en laiton sur lequel est posée une couette avec, comme motif, un lion et ses petits dans un décor de savane africaine. Les murs sont couverts de toile murale fleurie posé sur une fine couche de mousse pour rendre cette pièce plus douillette. De chaque côté de ce lit, ce trouve une table de nuit en bois de style rustique, elle aussi. Et voilà, la visite est terminée. comme vous avez pu le constater, ma caravane est plutôt grande, vue de dedans, mais elle parait si petite dans ce paysage où elle est posée. C’est un décor grandiose que cette vallée encaissée dans ces montagnes. Elles sont si hautes ces montagnes, que j’ai l'impression d’être un moustique collé au fond d’un bol. Mais quel vue ! et quel plaisir que de vivre là, sous ce soleil d’azur.
« Souvenirs » Je me souviens, c’était il y a bien longtemps, j’avais 13 ans, c’était au mois de septembre, c’était ma première année de lycée. Nous habitions dans un petit village perdu au milieu des bois. Le lycée se trouvait à une quinzaine de kilomètres. Mon père, qui ne l’était pas vraiment, n’avait jamais trouvé utile de m'acheter un vélo, malgré que toute la famille en possédait un, nous étions cinq. Même ma mère en avait un malgré qu’elle ne pouvait s’en servir à cause de ses problèmes de santé. Je n’ai jamais été gâté par celui qui me servait de père durant mon enfance. Mais cette automne, un problème se posait... Ce père ne voulait pas dépenser d’argent pour me payer le car qui devait me conduire au lycée. C’est après maintes palabres et arguments que ma mère finit par lui faire admettre que je ne pouvais pas aller au lycée à pied et qu’il me fallait un vélo puisqu’il ne voulait pas payer le car. C’est alors que j'héritais du vélo de ma mère. Ha... qu’il était beau ce vélo, c’était mon premier. Il était marron noisette métallisé et possédait trois vitesses. Oh, bien sûr, ce n’était pas un vélo de course comme tant d’enfants en possédaient, mais un mini vélo, pliable de surcroît. Je n’oublierais jamais les randonnées, les délires et la liberté qu’il m’apporta. Il devint mon bien le plus précieux et mon ami le plus fidèle, un trésor en somme. © S-M Le 11 / 02 / 03
« Souvenirs » Cette grand-mère qui restera toujours dans mon cœur. Nous habitions dans le Nord et chaque année, avec mes parents, lors des grandes vacances scolaires, nous passions le mois d’août chez grand-mère qui vivait seule. On avait une journée de train pour rejoindre la région Bordelaise. Une fois arrivés en gare, elle était là, debout tout en s’appuyant sur sa canne, elle était heureuse de nous voir. En sortant de la gare, pour rejoindre la maison de grand-mère, il y avait trois kilomètres à faire. Nous passions devant la scierie du village, dont on sentait cette odeur de bois. Ma grand-mère approchait quand même soixante dix ans, elle encore alerte, son visage cuivré et vidé par l’âge, je voyais en elle tristesse et bonheur. Pour survivre malgré sa faible pension de retraitée, elle faisait l’élevage de poules, de lapins et de moutons et des produits du jardin. Je me souviens : là assise dans son fauteuil en osier, son compagnon était son berger allemand, elle nous regardait du coin de l’œil lorsque mon frère et moi jouions autour du puits. « Eh les enfants » disait-elle, « faites attention de ne pas tomber dans le puits, car à mon âge je ne peux courir, mais mon fouet (qu’elle tenait toujours de sa main droite) court plus vite que moi ». En effet, nous oublions ce qu’elle avait dit auparavant ; mais grand-mère non, lorsque l’on entendait le claquement de celui-ci pour nous donner le rappel à l’ordre, devant cette grande maison. Il y avait un grand pré où nous jouions au foot, un peu plus loin une petite rivière où l’on pouvait pêcher. Le soir, lors du repas, autour de cette grande table en chêne massif, on était à côté de grand-mère, que je n’ai plus jamais revu. Mais elle restera dans un coin de mon cœur, à tout jamais. © Michel 17/02/2003
« Paysage » Cours d’eau limpide où je vois mon image, la petite maison du bonheur. Je suis un arbre de la vie, auquel s’accrochent les branches fleurissantes. Mais le corbeau me les a prises. Le chemin a été interrompu, sur un monde qui m’a blessé. Etoiles, toi ma bien aimée, toi qui étincelle du haut dans ce ciel, tu es ma bonne étoile. En regardant, dans tes yeux qui scintillent et brillent. Dans mon cœur tu resteras mon étoile qui brille dans mon cœur. Que l’on soit noir de peau, Pourquoi se sentir étranger, nous avons nos croyances Etre étranger à quoi ! Car nous avons tous une chose en commun, le même sang qui coule dans notre corps. La vie mérite d’être vécue au présent au futur elle apporte joie, bonheur, la rencontre avec d’autres personnes, la tristesse aussi, lors de la perte d’un être que l’on a aimé, un déchirement que l’on garde en soi, la MORT ne me fait pas peur, car je sais que la vie continue. © Michel 14/02/2003
« Ma chambre » Tous les bons souvenirs de ma chambre, elle avait deux grands lits que nous partagions à quatre, j’ouvrais cette porte en pin des landes, je marchais sur ce plancher en sapin, je partageais ce lit avec mon frère. La fenêtre était d’une hauteur de 1mètre 80 sur une largeur de 1 mètre 10, à deux ouvrants à petites vitres de 30cm par 20cm. Je dormais bien dans ce lit douillet, dont l’édredon en plumes d’oie. L’hiver était rude dans notre région du Nord, voilà pourquoi j’aimais cet édredon qui nous réchauffait, car notre chambre n’était pas chauffée. Chambre modeste dont la couleur du papier bleu me faisait penser au ciel céleste. Quelle joie on avait avec mes frères, lors de batailles d’oreillers. © Michel 13.02.03
« Paysage » Oh qu’il est beau ce paysage, on voit l’envol de la perdrix. Cette nature qui nous apporte, la vie verdoyante, ces fleurs aux couleurs multiples, voir l’écureuil sur une branche, entendre le chant des oiseaux. Dès que l’on se promène, en forêt à la recherche des cèpes ; se promener sur le sable fin et regarder les vagues de la mer ; regarder le coucher du soleil il est merveilleux de voir toute cette beauté que l’on aperçoit. Cette nature qui a été créée et que l’homme salit En enlevant la beauté de ce paysage avant que l’on détruise sans contempler la beauté de ce paysage ?
« Dans ma chambre il y a un paysage »
Dans ma chambre il y a un lit et sur ce lit je lis et lie mes souvenirs
J’ai dix ans ma chambre est dans le coin d’une maison basse sur le haut d’une colline
Elle est chouette ma chambre j’y ai de grands placards pour y ranger tous mes jouets et puis il y a deux grandes fenêtres à guillotine une pour chaque coin des murs adjacents jouxtant la nature luxuriante
Car ma chambre dans le coin de la maison basse sur le haut de la colline jouit d’une vue sur « mon paysage »
Il y a peu j’étais encore petit parisien – Titi de Ménilmontant – ma chambre n’était pas ma chambre c’était une pièce d’un immeuble de la rue des Pyrénées en rez-de-chaussée pièce partagée par mes parents et ma petite sœur pièce avec vue de rien sinon le mur gris d’en face ce n’est pas une vue même si j’y vécus
Mais me voici sur cette petite île de l’Océanie… où de ma chambre je vois tout ce que mes rêves n’ont pas vu
De ma chambre de Magenta je vois les niaoulis et les papayers qui constituent ma jungle à moi
Derrière la route de nickel il y a le bleu outremer du grand lagon néo-calédonien
Et puis il y a le couchant avec son rayon vert qui en un éclair permet au jour de cet autre hémisphère de prendre immédiatement congés sans tergiverser
Dans ma chambre il y a un lit et sur ce lit je lis et lie mes souvenirs
C’est un lit en bois tout simple sur le couvre-lit de paréo vert il y a deux coussins de la même douceur ni trop gros ni trop petits l’un rond l’autre carré de gros fils blancs les bordent
Mon lit en bois tout simple revêtu de son paréo vert où trônent les deux coussins est dans le coin droit de la pièce bien coincé entre les deux murs je m’y sens bien je sais qu’il ne peut s’échapper
A la gauche de mon lit il y a ma table de nuit en bois tout simple comme mon lit
Sur ma table de nuit il y a ma lampe bleue une lampe de bureau en métal rutilant
J’aime bien ma lampe de chevet même éteinte elle éclaire mes nuits bien plus qu’un simple objet elle est ma confidente
A part cela rien d’autre ma chambre dans le coin de la maison basse sur le haut de la colline est vide…
Mais elle est vide de « tout » c’est ce que j’aime le plus en elle !
Les grands placards forment une muraille comme ma table de nuit du même bois que mon lit ils sont à la gauche de celui-ci matérialisant la frontière avec la chambre contiguë celle de ma petite sœur
Ce « mur-placard » est original une succession régulière de portes et de parois tous les quatre-vingt trois centimètres la porte penderie la porte jouets la porte armoire… en se glissant dedans je peux même parler à Annie (c’est ma petite sœur !)
Un jour que j’étais dedans des copains se sont amusés à m’y prisonnier en m’en coinçant la porte j’ai poussé avec les pieds pour tenter de me dégager la planche du fond a cédé « passe muraille » je me suis retrouvé dans la chambre d’Annie !
Vous riez ? ce n’est pourtant pas drôle ! il a fallu trouver les clous et le marteau pour – plutôt mal que bien – réparer cela avant l’arrivée de papa !
Dans ma chambre il y a un lit grâce à lui je lie mes souvenirs
le lagon rose s’évapore dans les alizés
Dans l’immensité du Pacifique il y a mon petit nid au creux duquel je lie ma chambre et son paysage © Scribe Bouilli - Lundi 11.02.03
« Une chambre » Cela me fait penser à une chanson de Nana Mouscouri qui chantait : « seul dans ma chambre au cœur de septembre… ». Pendant les rares moments où je peux être dans ma chambre pendant la journée, je revois les meubles en bois massif, je regarde par la fenêtre qui donne à l’ouest sur la campagne, on entend au loin un tracteur, plus près un oiseau qui chante. Côté sud, c’est une porte-fenêtre donnant sur une terrasse, d’où on aperçoit les jardins d’agrément et potager, plus loin ce sont les bois qui nous fournissent le combustible dont on se chauffe l’hiver. Il est très agréable d’avoir une telle vue de sa chambre. C’est le lieu où on se repose, où on fait ses études, où on dort, où finalement on passe le plus de temps. L’idéal est quelle soit exposée au sud pour l’ensoleillement. Il y a une chose que je trouve très importante, c’est d’avoir aussi le téléphone dans sa chambre, à côté du lit, car qui on vit en célibataire on peut avoir un client qui passe commande le soir tard ou une dulcinée avec laquelle on peut échanger des mots doux. Une chambre est un lieu de vie, même dans une petite maison, puisqu’il vaut mieux chaumière où l’on rie que château où on pleure. © Gérard - Lundi 11.02.03 |
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Biographie de
Violaine Massenet
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