|
|
||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||
|
« MOTO BOBO » Des
souvenirs d’enfance… il y en as des tas Alors, dans tout ces tas… lequel choisir ? « Un seul souvenir » est la consigne ! Pas facile ! Il faut être écrivaine pour n’avoir qu’un seul souvenir ! Alors je cherche ; je sonde le fond de ma mémoire… Aurais-je une mémoire sans fond ?
Sans fond, dans le fond, c’est un abîme
n’est ce pas ?
Serais-je donc au bord du gouffre J’en frémis ! « LE » souvenir unique de mon enfance serait-il alors le premier ? le premier dont je me souviendrais ? quel est mon plus vieux souvenir ? c’est paradoxal car le plus vieux est forcément celui où j’étais le plus jeune !
impossible de trouver cela en cinq minutes….
finalement sur une chaise ce n’est pas
possible,
Les souvenirs, c’est comme le temps, ça
passe vite
Quoique, c’est vite dit ! …l’autre a bien
dit : …on s’habitue, c’est tout !
Je me prends la tête entre les mains –
Tiens ! Ma main gauche touche machinalement
une cicatrice,
J’étais sur ma moto… Elle courait vite Très vite Trop vite Et dans l’allée entre les potagers
(insoupçonnable derrière les façades
d’immeubles de Ménilmontant) Bref ! …
brusquement une jardinière et CSHBLING ! BOUM ! DING DUNG DONG !
Je me souviens en fait avec acuité
Je recompte pour ne pas raconter d’âneries !
Et ben voilà !
© Scribe Bouilli 18.02.03
« Un Souvenir » Des souvenirs de mon enfance, le meilleur s’est passé avec celui qui devint par la suite mon meilleur ami, Eddie. Nous avions tout deux 11 ans et avions chacun un chien, des Berger Allemand. Le sien était un femelle, « Oisarie ». Le mien était un mâle, « Uto » (que l’on prononce outo). Il n’y avait ni humain, ni animaux, nous ne faisions qu’un. Nous partions tout les quatre chaque soir, des journées entières les week-ends. Les kilomètres ne rebutaient personne, nous étions heureux, libres. Oisarie et « Uto » ne cessaient de jouer ensemble, Eddy et moi les admirions, participions parfois à leurs jeux, ou leur en inventions. L’été, nous piquions tous une tête dans la rivière, « Uto » ne s’éloignant jamais trop de moi, car il savait que je ne sais pas nager. Oisarie aimait à courir après les lapins et les lièvres. « Uto », quant à lui, s’asseyait sur son arrière-train et regardait son amie se dépenser énergiquement, mais en vain. Peut-être le savait-il et ne bougeait pas pour cette raison, je ne l’ai jamais su. Il ne leur manquait que la parole, mais nous arrivions à communiquer par les regards, nous nous comprenions. Eddy a dû se séparer de Oisarie, j’ai quant à moi pu vivre avec « Uto » quelques années de plus. Il m’a quitté lorsque j’avais 18 ans. Nos promenades en commun ont duré deux ans, je ne les oublierai jamais. © J-G A
La Rencontre C’est à Lyon que j’ai fait celle-ci. C’était il y a bien longtemps. J’étais pommé dans cette grande ville où je ne connaissais que très peu de monde. Un jour, une de mes relations me dit qu’il va me présenter une personne hors du commun. Je n’imagine pas ce qui m’attend, et malgré que je sois un baroudeur, cette rencontre restera la plus forte que je connus. Le jour dit, je me retrouve devant la porte d’un logement de cité H.L.M. Sur celle-ci, un écriteau nous prévient qu’il y a danger. Reptiles en liberté, nous indique celui-ci. Bien que les serpents ne me fassent pas peur, j’ai une certaine appréhension. Que vais-je trouver derrière cette porte !? Quelques instants après avoir appuyé sur une sonnette dont le bruit est indéfinissable,une petite femme nous ouvre la porte. 1,60 M au plus. Elle a l’air d’un petit être fragile. Après les présentations d’usage, elle nous fait entrer dans l’univers de son homme. Surprise, la salle à manger (ou ce qui devait l’être) est un vrai décor de jungle africaine. Une multitude de plantes grasses d’un vert profond envahissent une bonne partie de la pièce. Aux murs, des masques, des sagaies, un arc et son carquois, une machette et des couteaux de tous genres. Sur les meubles des statuettes en ébène, des ossements, une tête réduite de jivaro et une multitude de petits objets que je ne reconnais pas. Sur toute la surface du plafond, un filet de pêche y est fixé. En y regardant mieux, je me rends compte qu’il représente une gigantesque toile d’araignée où sont suspendues deux de ces énormes et répugnantes bestioles, ainsi que plusieurs gros insectes desséchés. L’atmosphère devint tout à coup très pesante. Mais je n’avais pas encore tout vu ! En me dirigeant vers le fond de la pièce, je débouche sur ce qui devait être le salon. En passant le demi mur qui faisait séparation, je fis un bon de stupeur. Après être revenu de ma surprise, je comprends ce qui m’a fait sursauter. C’est une statut de bois noir, grandeur d’homme. Un démon à tête de loup. Il est coiffé d’un chapeau mou et vêtue d’une veste de style saharien beige. Dans l’un des recoins de ce salon, il y a deux cages dans lesquelles se trouvent deux babouins bien en vie. Dans l’autre coin, plusieurs terrariums où grouillent un nombre indéfinissable de serpents de toutes tailles et de couleurs variées. Où suis-je donc tombé ? A ce moment là, une voix grave, derrière moi, nous souhaite le bonjour. En répondant à ce salut, je me retourne et découvre le maître des lieux. Une montagne, 1,95 M au moins, une coiffure en brosse, un cou de taureau et des bras qui me font penser à mes cuisses. En fait, c’est un ancien légionnaire qui a passé 15 ans dans celle-ci. Bien que d’une stature plus qu’impressionnante, sans parler de son antre, il se révéla le plus doux des hommes. Bien sur, la légion l’a marqué, car il a un besoin vital d’adrénaline, de se sentir vivant. Pour cela, il grimpe des falaises qui feraient pâlir les plus grands grimpeurs, sans cordes ni harnachements. Il fait le saut de l’ange d’un pont de 35 mètres de haut ? de nuit. Il a même enregistré en vidéo, des gags qui ont fait frémir de peur pas mal de gens. Ces gags se passaient le plus souvent en ville, dans les rues passantes. Un exemple de ses gags était de se maquiller de sorte de se faire passer pour une personne accidentée par une voiture, en sang. C’est seulement au moment où des passants s’arrêtaient pour le secourir qu’il sautait sur ses pieds, comme un diable de sa boîte, terrifiant tout le monde. La caméra était tenu par sa femme d’un endroit d’où elle avait une vue imprenable. J’ai, moi aussi, eu l’occasion d'avoir peur lors de nos sorties, expéditions nocturnes dans des camps d’entraînement militaire ou encore dans les dizaines de kilomètres de galeries gallo-romaines sous la ville de Lyon, où il nous lâchait soudainement, seuls, après nous avoir perdu dans ces dédales. Son souvenir restera toujours gravé dans ma mémoire, car bien que j’ai beaucoup voyagé, je n’ai jamais retrouvé quelqu’un d’aussi incroyable que lui. © S.M
« Un mauvais souvenir. » Je me souviens d’un événement de mon enfance qui aura marqué ma vie à jamais, c’était en 1975. J’avais 8 ans, de graves problèmes de vue m’ont amené à être hospitalisé à l’hôpital des enfants de Bordeaux. Nous étions trois dans une minuscule chambre, qui ressemblait plus à un aquarium, car une baie vitrée nous séparait du couloir. Nous voyions des nouveaux nés dans des aquariums plus petits, de l’autre côté. Mon lit était un lit de bébé, fait de hauts barreaux. Il était si petit, que mes pieds dépassaient, je m’arrachais les chevilles chaque fois que je bougeais. Les matins étaient difficiles. Dormant sur le ventre, une infirmière m’enfonçait un thermomètre dans l’anus, sans même me réveiller au préalable. Ensuite nous l’accompagnions à tour de rôle pour aller chercher un chariot chargé de brocs de lait. Il était si lourd, que j’avais toutes les peines du monde à le pousser dans la pente qui menait à notre bâtiment. L’infirmière riait, mais ne m’aidait pas. C’est cette même infirmière qui épongeait avec une compresse le sang s’écoulant dans mes yeux lors d’examens avec des verres de contact. Cela avait duré 2h30. Les moments de répit se furent en compagnie d’une autre patiente, Aïcha, âgée d’à peine 18 ans. Elle ne voyait que des lueurs, car ses paupières était collées. Elle devait subir quatre opérations. J’étais ses yeux durant trois semaines, je lui faisais la lecture, lui décrivait notre triste environnement. Nous nous sommes soutenus mutuellement. J’ai quitté l’hôpital bien avant elle. Nous sommes restés en contact, une infirmière lui écrivait ses lettres et lui lisait les miennes. Par la suite, Aïcha a écrit seule, mais difficilement, elle ne connaissait que le braille. Nous nous sommes ensuite perdus de vue. Depuis, l’hôpital des enfants s’est humanisé. © J-G A |
||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
-.oOo.- |
||||||||||||||||||||||||
| Retour à la table des matières de l'atelier | ||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||
|
|
Biographie de
Violaine Massenet
|
Préambule |
Accueil de l'atelier de Violaine Massenet
|
|
||||||||||||||||||||
| Témoignages | ||||||||||||||||||||||||